Burn-out… Maladie professionnelle ? Des mots simples pour comprendre.

 

Benoit Hamon et 83 députés œuvrent pour que le burn-out soit reconnu maladie professionnelle. L’intention et le projet sont louables. Les efforts déployés aussi.

Le 17 Février dernier, le PPL, qui avait déjà été rétoqué depuis sa première présentation, en Juillet 2015, a trouvé un nouvelle embuche, et pas la moindre : les conclusions de l’Académie de Médecine sur le burn-out, publiées la veille.

L’illustre Académie affirme que « le terme burn-out ne peut être actuellement un diagnostic médical ». Pour ses membres, il n’est qu’une expression d’autres maladies déjà reconnues. Or, comme son rôle est de conseiller l’exécutif sur toutes les questions relatives à la santé, son opinion pèse lourd.

Le député PS de la 11ème circonscription des Yvelines n’est pas sorti de l’auberge… et le chemin promet d’être long.

Pour pouvoir sortir de cet imbroglio et comprendre ce qui se passe plongeons dans le vif du sujet : le burn-out et toute sa complexité, mère de tant de vicissitudes.

 

Le point de départ : l’individu et son capital santé

 

Chaque individu a des terrains forts et des terrains vulnérables. Par vulnérable, n’entendez pas « faibles » mais moins résistants.

Imaginez le capital santé/énergie/résistance des organes vitaux de trois individus et exprimons-les en pourcentage sur les exemples graphiques ci-dessous. Le point zéro de chaque colonne est le seuil de manifestation des pathologies liées à l’organe.

Le burn-out est un syndrome d’épuisement où l’individu consomme son capital santé/énergie/résistance à feu lent. Dit autrement, il le grignote jusqu’à son niveau zéro, moment où l’organe tombe malade. C’est la déclaration du burn-out par épuisement.

Illustrons avec des exemples graphiques…

 

Exemple 1 :

 

Illustration pour comprendre le burn-out, Exemple 1

 

Voici un individu dont la santé est fragile. Poumons, estomac et cœur lui donnent des problèmes mais le cœur est sa zone de vulnérabilité principale. Son hygiène de vie est très médiocre, il mange mal et il fume beaucoup. Il s’essouffle très vite à cause de la cigarette et il ne fait jamais de sport. Il mange, il boit en excès et souffre de surcharge pondérale. Il prend des médicaments pour faciliter la digestion. Depuis quelque temps le cœur lui donne des alertes : douleurs sur la poitrine, tachycardies, emballement avec sensation d’étouffement prononcée…

 

Exemple 2 :

 

Illustration pour comprendre le burn-out, Exemple 2

 

Voici un individu est en très bonne santé. Il pratique beaucoup de sport, ne fume pas et son hygiène de vie est très bonne. Son point faible est le chocolat qu’il consomme tous les jours en grandes quantités. Il adore aussi la bière, qu’il boit en excès tous les week-ends avec ses amis. Il est en pleine santé et il aime que ça se voie.

Passons au burn-out…

 

Le grignotage insidieux qui mène au burn-out :

 

Nous avons deux individus, deux capitaux santé différents.

On va imaginer que les deux ont le même travail, le même niveau de stress et de responsabilités. Les excès grignotent le capital santé des deux individus mais le rythme dépend de deux variables : la résistance et le niveau de vulnérabilité.

Chez l’individu 1, le cœur est très vulnérable. On pourrait anticiper qu’il « craquera » avant que le foie du deuxième n’atteigne une zone de risque.

Or, si l’individu 1 est très résistant, il lui faudra peut être des années pour consommer le restant de son capital, alors que si l’individu 2 l’est moins, peut être qu’en quelques mois il tombera malade.

Quand il s’agit de résistance, nous ne sommes pas tous lotis pareil. Il n’existe pas de règle si ce n’est que les individus en meilleure santé apparente ne sont pas toujours les plus résistants.

 

Complexité du burn-out nº1 :

Vulnérabilité et résistance sont deux variables subjectives et excessivement complexes pour pouvoir être mesurées.

 

Maintenant, oublions un moment la résistance. Regardons la vulnérabilité.

Quand l’usure aura fait son travail, elle frappera au cœur dans l’exemple 1, au foie dans l’exemple 2. Dans d’autres cas, elle aurait pu frapper au cerveau, à l’estomac, aux poumons, à la tête… chaque individu est unique. Le burn-out ne frappe pas toujours au même endroit.

 

Complexité du burn-out nº2 :

Il est impossible de connaître la zone de vulnérabilité qui sera frappée par le burn-out.

 

Dit autrement : il n’est pas possible de savoir où va frapper le burn-out (sauf si l’individu est en état de dégradation très avancé et qu’apparaissent des alertes claires).

 

Oh, ce n’est rien…

 

Il existe une pléthore de symptômes préalables au burn-out, comme par exemple : une grande fatigue, de l’irritabilité, des ruminations permanentes, de la démotivation, un état dépressif, des angoisses, des problèmes de concentration et de mémoire, des tensions corporelles, des troubles du sommeil, de l’hyperactivité, de l’anxiété, de l’isolement… Bref, que des « petits bobos ».

Pris à part, chacun de ces symptômes est mineur et incite celui qui les souffre à se dire : « c’est passager, demain ça ira mieux ».

Il faut une certaine prise de recul pour reconnaître qu’il n’est pas normal qu’autant de symptômes se manifestent en même temps. Il ont beau être mineurs, ensemble ils font un mal majeur. Beaucoup de personnes en risque de burn-out étant dans le déni (« ce n’est rien », « ça va aller », « tu te trompes »…) ou le refus de changer (« je ne peux pas », « je ne veux pas », « je dois », « lâche-moi les baskets »…), cette prise d’altitude n’est pas si simple.

Ce n’est qu’en « fin de parcours » que le corps envoie des signaux forts. Ce sont les dernières alertes avant de sombrer dans le burn-out. Elles sont souvent spectaculaires et certains les confondent avec le burn-out, car elles peuvent être violentes. Quand ces signaux se manifestent, c’est la dernière chance pour agir. Le burn-out n’est plus très loin.

 

Complexité du burn-out nº3 :

Au départ, le risque de burn-out ne se manifeste qu’avec des maux mineurs. Ces « petits bobos » peuvent avoir mille explications, en dehors du syndrome d’épuisement.

 

Le burn-out, c’est dépressif :

 

Dans 100% des cas le burn-out est précédé par une dépression. Pour les sujets souffrant de grandes difficultés, diagnostiquer une dépression (et par conséquent éviter le burn-out en la traitant) peut être plus simple.

Or, que dire de ceux qui n’ont aucune raison de déprimer ?

Pensez à celui pour qui tout va bien : il gagne très bien sa vie, son affaire ne connaît pas la crise, il a un femme aimante et magnifique et des enfants sublimes, il est reconnu et respecté par ses pairs, il est en pleine santé, il a une maison de rêve et des amis qui l’adorent.

Dépressif, lui ? Impossible ! Et pourtant…

Le burn-out est un syndrome d’épuisement qui mine le corps en premier lieu. L’individu pour qui tout va bien s’épuise à un tel point que son corps « déprime », incapable de suivre. La fatigue se laisse sentir et la dépression physique entraine une dépression émotionnelle. Or, dans la tête (et surtout sur le papier) tout va pour le mieux. Le principal concerné ne voit aucune raison d’être déprimé. Il considère que c’est juste une mauvaise passe. Il se leurre.

Pour ces hommes et ces femmes, la dépression est un état insidieux dont ils n’en sont pas conscients. Quand le tableau de la réussite affiche carton plein, comment imaginer que l’on puisse être déprimé ? En plus, les principaux concernés jureront que tout va bien même si ça fait longtemps qu’ils ont perdu le goût de vivre, qu’ils ne rient plus, qu’ils sont aigris, colériques, fatigués, qu’ils soufflent, qu’ils avalent les journées, taciturnes, apathiques, absorbés par la routine, incapables de s’émerveiller…

 

Complexité du burn-out nº4 :

La dépression précède le burn-out mais elle n’est pas toujours simple à déceler, surtout quand le concerné est dans le déni.

 

Le burn-out, c’est dans mon corps, mon cœur et ma raison d’être :

 

Quand le burn-out atteint sa dimension psychologique et philosophique il complète sa valse avec la pensée complexe.

Le burn-out est un corps physique ET un corps émotionnel qui souffrent. Il est un suicide à feu lent où le corps envoi des centaines de signaux d’alerte que la tête ignore.

Un cœur meurtri, une tête sourde à l’instinct de survie ? La médecine ne peut plus rien, il faut laisser la place à la psychologie et à l’accompagnement thérapeutique.

Mais la psychologie n’est que la moitié de l’équation.

L’expression la plus grave du burn-out est le suicide, la fin de l’envie de vivre et son passage à l’acte. Elle est l’expression ultime de la perte de sens. A quoi bon vivre ?

L’individu a oublié tous ses « pourquoi ». Il agit en automate, dans un environnement pathogène. Il ne sait plus comment s’en sortir ; il a même oublié pourquoi il voudrait le faire. J’utilise l’exemple le plus extrême pour marquer mes propos mais, dans 100% des cas, le burn-out est une crise de sens que seule la philosophie de vie peut résoudre.

 

Complexité du burn-out nº5 :

Aux données environnementales, professionnelles et personnelles, il faut rajouter les déséquilibres psychologiques et émotionnels de l’individu concerné puis répondre à l’une des questions les plus difficiles de notre existence : « quel est le sens de ma vie » ?

 

« Je suis médecin et le burn-out pourrait me coûter la peau »

 

Il y eut une époque où être médecin était le nec-plus-ultra de la réussite professionnelle. Ce n’est plus le cas. La condition des médecins s’est beaucoup détériorée et les risques juridiques qui pèsent sur eux sont lourds. A la moindre erreur (supposée) de diagnostic ils risquent le procès. Chaque fois qu’ils font un diagnostic, ils engagent leur responsabilité personnelle. Cette dernière peut les emmener en prison ou à payer de lourdes sommes de compensation.

Il est évident que je ne parle pas ici des médecins qui exercent mal leur métier. Aujourd’hui, il ne suffit plus de bien faire son métier, le médecin peut quand même être condamné. Aberrant ? Oui mais les aberrations sont nombreuses et font jurisprudence. Les médecins sont dépités face aux risques qui pèsent sur eux. Celui qui m’a traité lors de mon burn-out m’a confié : « si j’avais su que le métier de médecin deviendrait ce qu’il est aujourd’hui je ne l’aurais jamais exercé ». A ça, un ancien responsable du service juridique du même hôpital me confiait plus tard : « Les médecins essuient très régulièrement la colère des familles qui ont perdu un proche. La douleur les pousse à chercher un coupable car elles n’acceptent pas la mort. Le médecin endosse ce rôle et les accusations peuvent aller très loin. A l’hôpital on croule sous ce genre de dossiers ». Loin de moi l’idée de faire le procès des familles en deuil, ni de défendre les médecins dans ces cas là. Chaque cas est unique et mérite d’être étudié. Je m’arrête juste à l’effet collatéral dans la profession de cette recrudescence des accusations de médecins. Je me mets à la place des médecins qui, forcément, analysent chaque risque avec un instinct de préservation redoublé.

Or, ici nous parlons de situations issues de diagnostics de maladies connues, étudiées, répertoriées avec des traitements efficaces.

Seriez-vous prêt à vous exposer au risque d’aller en prison pour erreur de diagnostic avec une maladie aussi complexe que le burn-out ? Si ce dernier est reconnu maladie professionnelle une nouvelle épée de Damocles oscillera sur la tête des médecins. Et elle sera trop grosse, trop dangereuse…

Reconnaître le burn-out comme maladie professionnelle ce serait mettre les médecins dans l’obligation de le diagnostiquer dès les premiers symptômes. Ils auraient ensuite la responsabilité de le guérir. Si, en dépit de leurs efforts l’individu sombre, ils seront responsables du mauvais exercice de leur profession.

Parlons de « diagnostiquer le burn-out ». On parle d’une maladie qui :

  • peut frapper n’importe où mais on n’a pas de moyens de savoir où ;
  • se manifeste par des symptômes mineurs pouvant avoir une multitude de sources, autres que l’épuisement professionnel ;
  • commence toujours par une dépression que beaucoup ignorent ou n’acceptent pas. Le patient à risque peut refuser de se soigner ;
  • est physique et psychologique et exige l’intervention simultanée de plusieurs professionnels de la santé ;
  • est une crise de sens qui exige une remise en question du sens de la vie et de la raison d’être de l’individu.

 

Complexité (environnementale) du burn-out nº6 :

Pour diagnostiquer une telle maladie, il faudrait un médecin avec, en sus, un cursus de psychologue/thérapeute et un diplôme en life coaching. Et même dans ces cas là, il aurait du mal à diagnostiquer clairement un burn-out. Au mieux, il pourrait diagnostiquer un potentiel de risque… mais ce ne serait pas suffisant.

 

Dans un tel contexte, il est normal que l’Académie de Médecine soit prudente, qu’elle veille à protéger ses pairs. Le dossier reste trop flou, en dépit de 40 ans de recherches sur la question.

Certains demanderont : « Et qu’en est-il du Serment d’Hippocrate ? » Le burn-out est un fléau qui ravage nos entreprises, notre société. Nombreuses sont les personnes en danger… Encore une grande complexité : de fait, de principes, de philosophie… et économique. Car toute ceci est aussi une grande histoire de responsabilités : qui « payera » en cas de burn-out ?

 

Burn-out ? Ok, mais qui passe à la caisse ?

 

Au sens figuré, le médecin pourrait « payer » le burn-out d’un patient. Au sens propre, l’Etat voit une déferlante de cas déclarés et d’arrêts maladie qui passeraient sous la coupe de l’Assurance Maladie. Reconnaître le burn-out « maladie professionnelle » permettrait de libérer les caisses de l’Etat de cette responsabilité qui passerait sous le compte de la branche ATMP, « Accident du Travail, Maladie Professionnelle », financée à 97% par les entreprises suivant un indice de « sinistralité dans l’entreprise » payante. Dit autrement, plus il y a de burn-outs dans une entreprise, plus ça lui coûte cher. Le projet Hamon a pour but que les entreprises soient «  financièrement incitées à intégrer l’impact de la souffrance au travail dans leur politique managériale et leur organisation du travail », pour éviter que la note soit trop salée. On parle de prévention, on s’approche de la solution mais…

Inutile de vous dire que les entreprises françaises, parmi les plus fiscalisées d’Europe, refusent de payer la note. Ok, les mauvais élèves payeront une note plus salée mais que dire des « bons » élèves, qui se soucient du bien-être et de l’épanouissement des salariés ? Ils passeront à la caisse aussi… Et je n’ose imaginer le lobbying des grands groupes qui doit être cossu dans les coulisses du pouvoir… mais ce ne sont que des conjectures.

Médecins, politiques et entreprises tirent la couverture vers eux pour se protéger de la tempête. Une grande hypocrisie d’intérêts divers se cache derrière ce problème qu’est le burn-out. Le système est arrivé à sa limite mais, avant de s’écrouler, c’est l’humain qui craque d’abord.

 

Et pendant ce temps, 3,2 millions de français sont délaissés au bord du gouffre.

 

17% de salariés seraient au bord du burn-out d’après les études (2013 et 2014) de Great Place to Work, « 3,2 millions de français sont exposés à un risque élevé de burn-out », d’après l’étude (2014) du cabinet Technologia, qui sert de base au projet de loi Hamon.

La réponse n’est pas dans un jeu de la patate chaude qui renvoie le problème à son voisin. Elle est dans la prévention. Quand un cas de burn-out est déclaré il est déjà trop tard. Travaillons pour éviter le risque plutôt que pour le pleurer (et savoir qui va payer).

A mon sens, encore une fois, la réponse viendra du terrain, des entreprises et des personnes entreprenantes qui prendront le taureau par les cornes et passeront à l’action immédiate.

Le monde change. Il le fait vite. Trop parler ne sert plus qu’à une chose : perdre la face. Le temps est de passer à l’action, l’action urgente.

La réponse serait-elle dans des cellules tripartites privées incluant médecins, thérapeutes/psys et coaches ? Je le pense et quiconque crée une entreprise en ce sens connaitra un franc succès. C’est triste mais, vu le contexte, les clients ne manqueront pas. En plus, ils seront fidèles : une rémission de burn-out exige, souvent, 2 ans et plus.

Et si, à l’instar du photovoltaïque (à l’époque), les initiatives de ce genre étaient subventionnées ? Le coût de ces dernières serait nettement inférieur aux économies réalisées par l’Assurance Maladie pour chaque cas de burn-out évité grâce à ça (et ceci sans compter les nombreux arrêts maladies dont la cause est la dépression et la dégradation qui précèdent la déclaration du syndrome).

Face à un problème aussi complexe, il convient de motiver la créativité et l’esprit d’entreprise des français. Favoriser la co-création. Faire confiance à l’esprit d’entreprise, à la volonté de création de richesse (humaine et économique), plutôt qu’à la peur et les retranchements. Si l’on veut changer quelque chose dans ce monde qui va droit au mur, il faudra commencer par changer de posture.

Du haut de mon petit rôle de dirigeant de TPE anonyme, je me fous de qui paye la note. J’aime mes salariés et j’aime mon entreprise. Alors je ferai tout pour leur éviter le pire. C’est peut être idiot mais pour moi c’est d’une logique écrasante ! En hiver, je sais que mon fils peut avoir la grippe. Que faire ? Attendre qu’il l’ait et pendant ce temps travailler sur qui sera responsable de payer ses médicaments ? C’est aberrant. Commençons par éviter qu’il ait la grippe. Je parle de prévention.

Tant que le débat sur le burn-out portera (en coulisses) sur qui payera la note, personne ne trouvera de solution. Que le débat se porte sur ce qui peut être fait en amont du problème et, peut être, serons-nous capables de changer la donne.

Bref, un coup de gueule, des raccourcis… « Si la solution était aussi simple, ça se saurait, » me dira-t-on. Oui. C’est vrai. Arrêtons de parler et passons à l’action préventive. Dans ce jeu, nous perdons tous la face. Dirigeants d’entreprise, médecins, politiques… nous passons tous pour des guignols.

Et si vous croyez que la tâche est impossible, que le système est vérolé et que pour trouver une solution il faudrait faire table rase : regardez le film Demain, de Cyril Dion et Mélanie Laurent. Inspirez-vous de ces acteurs qui ont changé la donne.

Seul, vous êtes capable de beaucoup ; unis, nous sommes capables de tout. Il nous faut juste une bonne dose d’optimisme pour recommencer à y croire. Moi, je veux sortir du cadre et rendre mes entreprises désirables.

 

Les fous, les marginaux, les rebelles, les anticonformistes, les dissidents… Tous ceux qui voient les choses différemment, qui ne respectent pas les règles. Vous pouvez les admirer ou les désapprouver, les glorifier ou les dénigrer. Mais vous ne pouvez pas les ignorer. Car ils changent les choses. Ils inventent, ils imaginent, ils explorent. Ils créent, ils inspirent. Ils font avancer l’humanité. Là où certains ne voient que folie, nous voyons du génie. Car seuls ceux qui sont assez fous pour penser qu’ils peuvent changer le monde y parviennent.

W. Issacson.

 

Et vous, êtes-vous assez fou pour oser le changement ?

 

Cet article vous plait ?

Laissez un commentaire