Une entreprise engagée pour une société qui déprime

Pendant des décennies les désordres cardio-vasculaires et gastriques en première ligne des pathologies liées aux métiers de dirigeant ou de manager. A l’horizon 2030, la dépression sera la maladie nº1 dans le monde (source : OMS)… et elle concernera toutes les couches hiérarchiques de l’entreprise, du dirigeant aux manœuvres.

 

Des statistiques ahurissantes…

Saviez-vous qu’en 2030, la dépression concernera…

  • 80% des maladies,
  • 60% des arrêts de travail,
  • 60% des salariés, dont 25% seront en sur-stress (burn-out ou limite burn-out),
  • 1 suicide par jour en France (2 pour les dirigeants d’entreprise) ?

(Sources : Anact, INRS, Ipsos, Malakoff Mederic, Inserm, OMS, Institut Amarok)

 

Que vous vous sentiez concerné par la dépression ou pas, vous serez touché par le fléau. Imaginez l’impact de ces statistiques dans le quotidien de nos entreprises. Imaginez l’effet sur la performance, la cohésion des équipes, l’efficience, l’ambiance au travail, la motivation, la dynamique de groupe, la dégradation des conditions de travail, la perte de compétitivité… Imaginez le coût économique de l’absentéisme, des arrêts maladie et ou de longue durée. Imaginez le poids éthique et émotionnel d’une dépression grave d’un collègue ou, pire encore, d’un suicide …

Le bien-être physique, émotionnel et mental devient un enjeu qui surpasse largement la simple question du confort au travail. Ce sont ces statistiques, l’anticipation des coûts économiques pour la sécurité sociale, l’explosion exponentielle du nombre de burn-outs en entreprise et le besoin de prévenir ce fléau qui ont incité le débat parlementaire, actuellement en cours, pour faire du burn-out une maladie professionnelle.

 

Dirigeants, managers, notre responsabilité est engagée…

Ces statistiques sont une somation à l’action pour tous les dirigeants et managers dignes de ce nom.

Le système économique actuel a trop vite fait d’oublier le rôle des salariés et leur bien-être au profit de la satisfaction unique des actionnaires. L’ultralibéralisme à déshumanisé l’économie et l’entreprise.

Ce « pétage de plombs » collectif est la sonnette d’alarme qui nous somme de revenir à l’essentiel : une économie et des entreprises au service de l’homme… pas le contraire.

Et si vous n’êtes pas d’accord, l’obligation de sécurité de résultat, comme stipulée dans les articles L4121-1 Code du Travail et 1147 du Code Civil, avec notamment l’arrêt de principe du 28 Février 2006, finira de vous convaincre que votre responsabilité est, de toutes façons, engagée…

Note : Remerciements à Maître Mauclair, dIFAC, à Troyes, pour ses notes sur le cadre juridique du burn-out et l’obligation de sécurité de résultat de l’employeur.

 

Cet article vous plait ?

Laissez un commentaire